Restauration · fonds de commerce. Ce rapport part de vos trois derniers bilans et vous conduit à un prix que vous pouvez défendre.
Le prix à porter sur votre annonce. Il comprend votre marge de négociation.
Ce que valent vos comptes, avant toute négociation.
Ce qu’un crédit bancaire classique paie, sans apport renforcé.
Prix signé médian de 86 ventes d’affaires de votre métier et de votre taille.
Votre prix d’annonce est posé au-dessus de ce que valent vos comptes, pour vous laisser de quoi discuter. Les autres repères disent ce qu’un repreneur et sa banque auront en tête.
| Le repère | Le montant | Ce qu’il vous dit |
|---|---|---|
| Votre prix d’annonce | 217 000 € | Le prix à porter sur votre annonce. |
| Votre marge de discussion | 195 000 € à 239 000 € | Dix pour cent de part et d’autre : l’espace normal d’une négociation. |
| Valeur économique estimée | 189 000 € | Ce que valent vos comptes, avant toute négociation. |
| Médiane des ventes réelles | 198 000 € | Le prix signé au milieu de 86 ventes d’affaires comparables. |
| Prix finançable par un repreneur | environ 143 000 € | Ce qu’un crédit bancaire classique paie sans apport renforcé. |
Affichez 217 000 €. Au-delà d’environ 143 000 €, votre repreneur devra compléter le crédit de sa banque par son apport ou par un crédit vendeur.
Chaque page répond à une question, et la réponse est donnée avant l’explication. Lisez dans l’ordre, ou allez directement à votre question.
Combien vaut mon affaire
Vos chiffres, puis chaque méthode de calcul, une par page.
À quel prix l’afficher
Votre prix, les ventes réelles, ce que vous vendez exactement.
Ce que le repreneur va demander
Les limites de l’estimation, les impôts, les questions à préparer.
| Votre question | Partie | Ce que vous y trouvez |
|---|---|---|
| Que rapporte vraiment mon affaire ? | Partie 1 | Le calcul posé, gérant payé. |
| Comment calcule-t-on la valeur ? | Partie 1 | Les méthodes retenues et écartées. |
| Mon repreneur pourra-t-il financer ce prix ? | Partie 1 | Apport, emprunt, mensualité. |
| Où poser exactement mon prix d’annonce ? | Partie 2 | Votre prix et votre marge. |
| À quel prix se vendent les affaires comme la mienne ? | Partie 2 | 86 ventes réelles signées. |
| Que répondre à mon repreneur ? | Partie 3 | Les questions qui reviennent. |
La question en haut, la réponse chiffrée juste dessous, puis l’explication et, quand il y a lieu, ce que vous pouvez en faire. L’annexe, en fin de document, porte le détail des calculs pour votre expert-comptable.
Vos comptes valent 189 000 €. Voici les calculs qui le montrent, ce que votre affaire rapporte une fois un gérant payé au prix du marché, et ce qu’une banque accepte de financer.
| À quoi ressemble mon affaire en chiffres ? |
| Que dit mon dernier bilan ? |
| Que rapporte vraiment mon affaire ? |
| Comment calcule-t-on la valeur ? |
| Combien d’années de rentabilité vaut mon affaire ? |
| Que dit le barème de mon métier ? |
| Que vaut ce que je possède, et que financerait une banque ? |
| Mon repreneur pourra-t-il financer ce prix ? |
Elles montent depuis 2022.
Contre 12,8 % en 2022 : c’est le point que votre repreneur regardera en premier.
Votre chiffre d’affaires est passé de 305 039 € à 321 224 € en 2 ans. Une affaire qui progresse se vend mieux : elle prouve qu’il reste de la demande.
Ce que l’affaire garde est passé de 39 146 € à 23 722 €. Votre repreneur demandera pourquoi : préparez la réponse, elle vaut cher.
Le calcul ne retient pas la seule année 2024 : il pèse vos trois exercices, la plus récente comptant le plus.
C’est ce que votre affaire dégage une fois un gérant payé au prix du marché. Toutes les méthodes de calcul partent de ce chiffre.
Un repreneur devra payer quelqu’un pour faire votre travail. Le calcul remet donc votre rémunération dans le résultat, puis retire le salaire d’un gérant au prix du marché. Ce qui reste est ce que l’affaire rapportera à son nouveau propriétaire.
C’est le salaire d’un gérant en restauration au prix du marché, barème du métier édition 2026.15. Vous vous versiez 42 000 €, davantage que ce salaire : le calcul rend donc 0 € au résultat.
C’est ce chiffre de 23 571 €, et non votre résultat net, qui sert de base à tous les calculs des pages suivantes.
Aucune méthode ne donne à elle seule le bon prix. On les calcule toutes, et c’est là où elles se rejoignent que se trouve la valeur économique estimée : 189 000 €.
C’est la règle des experts indépendants : on calcule plusieurs méthodes, puis on retient ou on écarte chacune en disant pourquoi. Une valeur qui tient par plusieurs chemins différents se défend devant un repreneur et devant sa banque.
Les profits futurs actualisés supposent un plan d’affaires sur plusieurs années : votre expert-comptable peut la mener en complément.
La comparaison avec les sociétés cotées n’a pas de sens ici : aucune société en Bourse ne ressemble à votre affaire.
Les pages qui suivent prennent une méthode chacune. Vous n’avez pas à les retenir : elles servent à répondre quand un repreneur demandera d’où sort votre prix.
Méthode 1 · les professionnels l’appellent le multiple d’EBE retraité.
C’est la première question d’un repreneur : en combien d’années l’affaire me rembourse-t-elle ce que je l’ai payée ? Dans votre métier, la réponse va de 2 à 4 ans.
Les multiples de 8 ou 10 concernent les groupes de plusieurs dizaines de millions d’euros. Les petites affaires se paient moins cher parce qu’elles dépendent de leur patron et se revendent moins facilement.
Un repreneur partira de ce chiffre pour négocier. Les autres méthodes sont votre réponse.
Méthode 2 · les professionnels l’appellent le barème sectoriel.
Depuis toujours, les fonds de commerce se vendent à un pourcentage des ventes annuelles. En restauration, ce pourcentage va de 40 % à 90 %. C’est le barème que retiennent l’administration fiscale et les tribunaux.
Un emplacement passant, bien desservi, facile d’accès ?
Un loyer qui reste sous 10 % de vos ventes ?
Un bail qui court encore plus de trois ans ?
Un local en bon état, aux normes, sans travaux à prévoir ?
Des avis en ligne attachés à l’enseigne, pas à vous ?
Chaque « oui » est un argument à sortir en rendez-vous, et vous rapproche des 90 %.
C’est le langage commun des acheteurs de fonds, des agents et des notaires : la méthode que votre repreneur connaîtra le mieux, et celle qui donne le chiffre le plus haut de votre dossier. Sa limite : elle ne dit rien de votre rentabilité.
Cette dernière méthode pose un repère bas, que personne ne discute.
la capacité de remboursement
Le prix qu’un repreneur emprunte sans effort particulier : apport de 30 %, crédit sur 7 ans à 4,2 %.
Au-delà, il faut plus d’apport, un crédit vendeur ou un cofinancement. La page suivante le chiffre.
| 143 000 €, ce qu’une banque finance | « Jusqu’ici, votre dossier passe sans discussion chez un banquier. » |
Ce chiffre ne fixe pas votre prix : il vous donne une phrase à opposer à une offre trop basse.
C’est ce qu’il sortira de sa poche. Il empruntera le reste, 151 900 €, que l’affaire ne rembourse pas à elle seule.
| Si l’affaire se vend | Son apport | Son emprunt | Sa mensualité |
|---|---|---|---|
| 143 000 € | 42 900 € | 100 100 € | 1 377 € par mois |
| 189 000 € | 56 700 € | 132 300 € | 1 821 € par mois |
| 217 000 € | 65 100 € | 151 900 € | 2 090 € par mois |
Au-delà des 30 % : le premier tri entre candidats.
Payé en partie plus tard : cela débloque la vente.
Bpifrance ou votre région prend une part du prêt.
Vous laissez 10 à 30 % du prix, payable en deux ou trois ans, avec intérêts. Le notaire prend une garantie jusqu’au dernier versement.
Un vendeur qui arrive avec une solution de financement vend plus vite.
Affichez 217 000 €, avec une marge de discussion de 195 000 € à 239 000 €. Voici d’où vient ce prix, ce que paient réellement les acheteurs.
| Comment passe-t-on de la valeur au prix ? |
| Où poser exactement mon prix d’annonce ? |
| À quel prix se vendent les affaires comme la mienne ? |
| Que puis-je faire pour vendre plus cher ? |
La valeur de vos comptes n’est pas un prix d’annonce. Tout acheteur négocie : si vous affichez exactement la valeur, vous finirez en dessous. On ajoute donc de quoi discuter.
Un prix trop haut fait fuir avant la première visite : les acheteurs comparent des dizaines d’annonces et écartent la vôtre sans vous appeler. Une annonce qui reste en ligne des mois se solde toujours plus bas qu’une annonce bien posée dès le départ.
Ce n’est pas un gain : c’est la place que vous laissez à l’acheteur pour obtenir quelque chose. Un acheteur n’achète presque jamais au prix affiché, et la marge est là pour cela. Descendre un peu fait partie du jeu ; descendre sous la valeur de vos comptes, non.
Affichez 217 000 €. Gardez en tête 189 000 € : c’est le chiffre que vous défendez, pas celui que vous annoncez.
C’est le chiffre à mettre dans votre annonce, sans arrondi et sans « à débattre ». Votre marge de discussion va de 195 000 € à 239 000 € : c’est la zone où se concluent les ventes qui partent de ce prix.
| 1 | Annoncez 217 000 € et n’expliquez rien d’emblée. Laissez venir la question : votre rapport y répond. |
| 2 | Ne baissez jamais d’un coup. Une remise consentie tout de suite fait chercher la suivante. |
| 3 | Échangez chaque baisse contre quelque chose : un paiement comptant, une reprise rapide, un accompagnement plus court. |
| 4 | Décidez à froid, avant le premier rendez-vous, le prix sous lequel vous ne voulez pas descendre. Ce chiffre est le vôtre, il n’est pas dans ce rapport. |
Le bas de votre marge, 195 000 €, reste au-dessus de la valeur de vos comptes. Vous pouvez discuter sans jamais brader.
C’est le prix médian de 86 ventes d’affaires de votre métier et de votre taille, relevées dans les annonces légales. La moitié s’est conclue en dessous, l’autre moitié au-dessus. Ce ne sont pas des prix demandés : ce sont des prix signés.
Vos comptes vous placent au-dessus d’une affaire moyenne de votre métier : 321 224 € de ventes sur le dernier exercice, et elles montent depuis le premier bilan lu. À taille égale, un dossier qui progresse se paie plus cher qu’un dossier stable.
Il citera la médiane pour vous faire descendre. Répondez par vos chiffres : la médiane mélange des affaires plus petites et des affaires qui reculent. Vos comptes sont dans ce rapport, les siens ne le sont pas.
Votre prix est 10 % au-dessus du prix médian, et il reste dans la moitié centrale du marché. C’est tenable, à condition d’expliquer pourquoi : c’est ce que font les pages précédentes.
C’est ce que vaut, sur votre dossier, chaque tranche de dix points gagnée dans le barème de votre métier. Autrement dit : ce qui ne se lit pas dans vos comptes, un bail ou des contrats solides, un outil de travail en état, un dossier complet, se paie quand même.
| L’action | Ce qu’elle change | Le délai |
|---|---|---|
| Écrire noir sur blanc ce qui explique vos résultats, pièces à l’appui | Évite la première remise demandée | Une soirée |
| Compléter le dossier : effectif, liasse complète, contrats en cours | Accélère l’accord de la banque du repreneur | Deux semaines |
| Sécuriser ce qui se transmet : bail ou contrats, matériel, autorisations | Vous monte dans le barème du métier, 31 000 € par tranche de dix points | Un à trois mois |
| Ramener votre marge de 7,6 % vers la normale du métier, 13,0 % | Vous remonte dans la fourchette du métier, au lieu d’en défendre le bas | Un exercice |
Les deux premières lignes ne coûtent presque rien et se font ce mois-ci. Elles ne changent pas le calcul, elles changent la discussion : un repreneur qui n’a pas de question en suspens négocie moins.
Afficher plus cher « pour voir ». Les acheteurs sérieux comparent des dizaines d’annonces et écartent la vôtre sans appeler. Vous ne le saurez jamais, et vous baisserez trois mois plus tard.
Un dossier complet et une explication écrite valent plus qu’un prix gonflé. Ce sont les deux seules choses que vous maîtrisez entièrement.
Vous avez un prix et de quoi le défendre. Reste la vente elle-même : ce que ce rapport ne voit pas, ce qui vous restera, les dix questions qui reviennent toujours, et le calendrier.
| Ce que ce rapport ne dit pas |
| Qu’est-ce qui me restera après la vente ? |
| Que répondre à mon repreneur ? |
| Quels documents préparer ? |
| Combien de temps cela va-t-il prendre ? |
| Par quoi je commence ? |
Ce rapport est une aide à la décision, construite sur vos comptes et sur les barèmes de votre métier. Personne n’est venu voir vos locaux. Voilà ce que cela implique, dit franchement.
| « Ce rapport donne une estimation, pas une valeur définitive. Le prix se fixe entre vous et l’acheteur. » |
| « Il est construit sur les comptes déposés. Si un chiffre est faux à la source, le calcul l’est aussi. » |
| « Il ne remplace ni votre expert-comptable, ni le notaire ou l’avocat qui rédigera l’acte. » |
Dire vous-même ces limites vous renforce. Un vendeur qui annonce ce que son dossier ne couvre pas paraît solide ; un vendeur pris en défaut sur un point perd la main sur tout le reste.
Le prix de vente n’est pas ce que vous encaissez. Voici les étapes entre les deux. Les montants dépendent de votre situation personnelle : seul votre expert-comptable peut les chiffrer.
| 1 | « À combien est estimé mon gain imposable si je vends le fonds ? Et si je vends les parts ? » Les deux réponses diffèrent, parfois beaucoup. |
| 2 | « Est-ce que je remplis les conditions d’un allègement ? » Il en existe plusieurs, liés à la taille de l’affaire, à la durée de détention ou à un départ à la retraite. |
| 3 | « Ai-je intérêt à vendre cette année ou l’an prochain ? » La date de signature peut changer le résultat. |
| 4 | « Que dois-je vous apporter ? » Prenez les devants : vos derniers bilans, ce rapport, le prix envisagé et la date souhaitée. Avec cela, une heure suffit. |
Posez ces questions avant de publier votre annonce, pas après avoir reçu une offre. La réponse peut changer votre choix entre vendre le fonds et vendre les parts.
Les dix questions qui reviennent, et ce que vous pouvez répondre.
| Sa question | Votre réponse |
|---|---|
| Pourquoi vendez-vous ? | Une raison simple et vraie, dite sans hésiter. L’hésitation coûte plus cher qu’une mauvaise raison. |
| Vos résultats vont-ils se maintenir ? | Montrez l’évolution de vos exercices et ce qui l’explique. Une trajectoire assumée rassure. |
| Combien vous payez-vous ? | 42 000 € par an. Le calcul retient 42 000 €, le prix d’un gérant salarié. |
| Que rapporte l’affaire, une fois un gérant payé ? | 23 571 € par an. C’est la base de tous les calculs. |
| D’où sort votre prix ? | Des quatre méthodes du rapport. Montrez-lui le chapitre qui les détaille. |
| Est-ce négociable ? | « Le prix est posé sur des calculs. Dites-moi ce qui justifierait un ajustement. » |
| Que reste-t-il quand vous partez ? | La clientèle, l’équipe, le bail, les fournisseurs. Listez ce qui ne dépend pas de vous. |
| Jusqu’à quand courent votre bail et vos contrats ? | Sortez-les et donnez les dates. Un document non produit fait baisser le prix. |
| Combien de salariés, et qui reste ? | À compléter dans votre dossier : l’effectif ne figure pas dans vos comptes déposés. |
| Accepteriez-vous un crédit vendeur ? | « C’est envisageable, contre un prix tenu. » Voir le chapitre du financement. |
Une réponse préparée vaut une remise en moins. Relisez cette page avant chaque rendez-vous, et traitez celle de votre trajectoire avant de publier.
Un repreneur sérieux demandera tout cela dans les quinze jours. Le réunir maintenant vous fait gagner un mois, et évite d’avoir à répondre « je vous l’envoie ».
Un dossier déjà prêt fait gagner un mois sur la vente, et évite la remise qu’un repreneur demande quand il attend.
De votre décision à l’argent sur votre compte. La signature intervient au bout de six à neuf mois ; en vente de fonds, le prix reste ensuite bloqué chez le rédacteur de l’acte trois à cinq mois de plus.
En vente de fonds de commerce, le prix est conservé par le rédacteur de l’acte le temps que les créanciers et l’administration puissent se manifester. C’est la règle, elle protège l’acheteur ; prévoyez votre trésorerie en conséquence.
Un dossier incomplet, un bail introuvable, une explication qui tarde. Chaque aller-retour coûte deux semaines et fatigue l’acheteur. La liste des documents à préparer existe pour cela.
La signature n’est pas la fin : prévoyez votre trésorerie pour les mois qui suivent, surtout si vous vendez le fonds.
| 1 | Écrivez la page qui explique l’évolution de vos résultats. Une page, des chiffres, pas d’excuses. |
| 2 | Sortez le bail et notez sa date d’échéance. Ajoutez l’effectif à votre dossier. |
| 3 | Appelez votre expert-comptable avec les quatre questions posées plus haut dans cette partie. |
| 4 | Relisez vos points de vigilance et préparez, pour chacun, la réponse que vous donnerez. |
| 5 | Publiez votre annonce à 217 000 €, et tenez ce prix les six premières semaines. |
Une question sur ce rapport ? Écrivez à contact@vendsmonentreprise.fr en rappelant le numéro de votre annonce. Vous pouvez remettre ce document tel quel à votre repreneur, à sa banque et à votre expert-comptable. Montrez-le d’abord à ce dernier : il vous dira si un chiffre le surprend.
Rapport établi le 20 septembre 2026 à partir de vos comptes déposés et des barèmes du métier, édition 2026.15. Il donne une estimation destinée à préparer votre vente ; la valeur définitive résulte de la négociation. Le détail des calculs figure en annexe.
D’où viennent les chiffres, comment ils sont pondérés, et le détail de chaque méthode. Remettez cette annexe telle quelle à votre expert-comptable : elle est écrite pour lui.
Les travaux reposent sur une approche multicritère, conforme aux principes exposés dans Finance d’entreprise 2026 (P. Quiry, Y. Le Fur, P. Vernimmen, 24e édition, Dalloz).
Critère écarté : l’actualisation des flux futurs. Elle suppose un plan d’affaires pluriannuel fiable, que ce rapport n’a pas à construire à votre place : elle vous est laissée.
La fourchette de synthèse vient d’un modèle statistique réglé sur des ventes réelles vérifiées : sa largeur suit la dispersion des prix payés dans le segment, non une variation de coefficients. Aucune analyse de sensibilité au sens strict n’est donc produite.
| Provenance des chiffres | Documents comptables déposés dans le coffre-fort de la plateforme, lus automatiquement avec contrôles de cohérence, ou saisis sous le contrôle de notre équipe. |
| Exercices analysés | Trois exercices : 2024, 2023, 2022. |
| Pondération appliquée | 50 / 30 / 20 du plus récent au plus ancien. |
| Barèmes professionnels | Édition 2026.15. |
| Date du calcul | 20 septembre 2026 à 14 h 17. |
| Rémunération du dirigeant | Déclarée par vous au moment du calcul, et tracée comme telle. |
Les chiffres lus dans vos comptes déposés, exercice par exercice, le plus récent d’abord. Ce sont eux, et eux seuls, qui entrent dans les calculs qui suivent.
| Poste | 2024 | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 321 224 € | 296 133 € | 305 039 € |
| Excédent brut d’exploitation | 23 722 € | 12 937 € | 39 146 € |
Résultat net, Total actif, Dettes totales, Capitaux propres, Effectif.
Ils figurent dans une liasse fiscale complète. En les déposant, vous obtenez une lecture plus fine, et votre repreneur les demandera de toute façon.
Si un seul de ces chiffres est faux à la source, tout le calcul l’est aussi. C’est la première vérification à demander à votre expert-comptable, et elle prend dix minutes.
Chaque méthode, avec ce qui entre dedans et ce qui en sort. Les résultats sont arrondis au millier.
| Excédent brut d’exploitation pondéré (50 / 30 / 20) | 23 571 € |
| + Rémunération du dirigeant, déclarée | 42 000 € |
| − Salaire d’un gérant de remplacement | 42 000 € |
| = Excédent retraité, ce que l’affaire rapporte vraiment | 23 571 € |
| Méthode | Ce qui entre dans le calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Multiple de l’excédent retraité | Excédent retraité 23 571 € × 2 à 4 (coefficients restauration) | 47 000 à 94 000 € |
| Barème sectoriel, en part du chiffre d’affaires | Chiffre d’affaires pondéré 310 460 € × 40 % à 90 % | 124 000 à 279 000 € |
| Capacité de remboursement, lecture bancaire | Excédent retraité affecté à 70 % au remboursement, crédit sur 7 ans à 4,2 %, apport 30 % | 143 000 € |
Ces montants ne pèsent pas tous le même poids : la méthode de référence de votre métier détermine la fourchette de synthèse, les autres servent de croisement et de garde-fou.
La couverture est la part de l’excédent retraité qu’une banque accepte de voir partir en remboursement. Le reste finance le besoin en fonds de roulement, les imprévus et le train de vie du repreneur.
L’endroit où l’on se trompe le plus souvent, et où votre conseil ira voir en premier. Mieux vaut l’avoir lu avant lui.
Ce montant est celui que vous avez déclaré : nous ne l’avons pas retrouvé dans les documents déposés, liasse simplifiée ou dirigeant non salarié. Une liasse complète permettrait de le vérifier.
C’est le chiffre le plus sensible du rapport : il se retranche puis se remplace par le salaire d’un gérant, et chaque millier d’euros d’écart se retrouve multiplié dans la fourchette. Faites-le confirmer.
Ce point se vérifie en dix minutes avec votre expert-comptable, et il déplace le prix plus sûrement que n’importe quelle discussion de coefficient.
Les mots du métier, puis ce que ce document est et n’est pas.
Excédent brut d’exploitation : ce que l’activité dégage avant amortissements, intérêts et impôt.
Excédent retraité : ce que votre affaire rapporte vraiment, une fois l’excédent corrigé de votre rémunération réelle, remplacée par le salaire d’un gérant de marché.
Multiple : le nombre d’années de rentabilité que paie l’acheteur, soit le prix divisé par l’excédent retraité.
Valeur d’entreprise : la valeur de l’exploitation elle-même, indépendamment de sa façon d’être financée.
Valeur des capitaux propres : ce que touchent les associés en vente de parts : valeur d’entreprise, plus la trésorerie, moins les dettes financières.
Dette financière nette : les dettes bancaires et assimilées, diminuées de la trésorerie disponible.
Capitaux propres : ce que possède la société une fois toutes ses dettes payées, tel qu’il figure au bilan.
Fonds de commerce : l’outil de travail, soit la clientèle, l’enseigne, le droit au bail et le matériel, sans la trésorerie ni les dettes.
Valeur économique estimée : le prix le plus probable pour une affaire comme la vôtre, calculé sur des ventes réelles vérifiées ; affiché en zone centrale quand la fourchette est large. Un point de départ, pas un prix garanti.
Approche multicritère : croiser plusieurs méthodes indépendantes plutôt que d’en croire une seule.
Crédit vendeur : la part du prix que le vendeur accepte d’encaisser en plusieurs années.
Audit d’acquisition : la vérification menée par l’acheteur et ses conseils avant la signature, que les professionnels appellent la due diligence.
Une estimation indicative. Ce rapport est établi automatiquement par la plateforme VendsMonEntreprise.fr à partir des documents comptables que vous avez transmis et de barèmes professionnels sectoriels. C’est une aide à la décision, pas une expertise judiciaire, pas une attestation d’équité au sens du règlement général de l’AMF. Il ne remplace ni votre expert-comptable, ni un commissaire aux comptes, ni le conseil qui rédigera l’acte. La valeur définitive résulte de la négociation entre les parties et des audits d’usage. VendsMonEntreprise.fr ne saurait être tenue responsable des décisions prises sur la seule foi de ce document.
Références méthodologiques. Finance d’entreprise 2026, 24e édition, P. Quiry, Y. Le Fur, P. Vernimmen, éditions Dalloz ; barèmes professionnels d’évaluation des fonds de commerce, édition 2026.15 ; structure et vocabulaire alignés sur la pratique des évaluateurs professionnels : approche multicritère, critères retenus et écartés, valeur économique estimée. La rémunération du dirigeant utilisée pour le retraitement est déclarée par vous au moment du calcul, et tracée comme telle.
Confidentialité. Ce document porte vos chiffres : il vous est remis à vous, et vous seul décidez à qui vous le montrez. Ni vos comptes ni cette estimation ne paraissent sur votre annonce sans votre accord. Pour une question sur ce rapport, l’adresse de contact figure à la dernière page de la partie 3.